Easter, tradition and globalization

Religious Easter celebrations

Easter is a religious festival celebrated in many countries. For the Jewish religion, it commemorates the passage of the Red Sea (Passover) and the liberation of the Jewish people from slavery in Egypt. At the end of Holy Week, Christians celebrate the resurrection of Jesus on Easter Sunday.

Although originally, Easter was a religious celebration, it has become a universal celebration of spring and rebirth.

Traditional Easter symbols

Easter bells

In France and Belgium, the Easter Bunny brings eggs to the children and adults.

In Christianity, the bells stop ringing from Thursday to Saturday of the Holy Week. The legend says that they left to Rome and came back on Easter Sunday, spreading all kinds of eggs for the kids to look for in gardens, houses or apartments.

Easter eggs

The tradition of Easter eggs goes back to antiquity. Back then, the Egyptians and Romans already offered colored eggs in the spring as the symbol of life and rebirth. During the fourth century, the Church forbid the people to eat eggs during Lent. As hens kept laying eggs, those were kept, decorated and delivered. Nowadays, fasting is no longer strictly observed but the tradition of offering eggs, including chocolate eggs, remained to delight the young and old.

Easter bunny

The bunny once symbolized fertility and renewal. The tradition of Osterhase started in Germanic countries, and was later exported to the United States in the 18th century by German immigrants. The children used to make a nest in the garden, hoping that the Easter bunny would fill it with eggs during the night.

Easter around the world

During Easter, numerous cultural events take place. Some have pagan origins, others come from mythology, others remain very faithful to religious beliefs. Throughout the world, this festival is celebrated in many ways.

In France, Christians go to church to celebrate the Christ’s resurrection. As for Easter dinner, families gather around a traditional lamb roast. Then it’s time for children to go look for the eggs planted by the bells on their way back from Rome. In France, it is more and more common to offer gifts for Easter.

In Spain, Easter is marked by numerous processions and other religious ceremonies. The traditional dish is the Mona de Pascua (or Mona), a golden brioche often topped with eggs which symbolizes the end of Lent.

In England, the English name « Easter » finds its origins in the name Eostre, the God of Spring worshiped by the ancient Saxons who had an annual feast in his honor. During Easter, the English eat ham instead of lamb as the pig is a symbol of good luck to them.

In the North of England, the English roll Easter eggs.

In the U.S., it’s the Easter Bunny which brings eggs and other sweets to children. On Easter Monday, a big egg hunt is organized by the President in the gardens of the White House : it’s the White House Easter Egg Roll.

In Germany, children and their parents gather around the Easter fire at night. According to an old German tradition, the Easter fire symbolizes the sun and it is a way of celebrating the spring and the end of bad weather.

The bunny (Osterhase) puts chocolate eggs in small nests made by the children.

Another German custom is that of the Osterbaum, the Easter tree. The tree is decorated with colored eggshell which look like pieces of fruit. It symbolizes the return of good weather.

There are many other customs! And over the years, these traditions have spread to many countries around the world, and have become mixed with local customs.

Feel free to share your way of celebrating this holiday!

Happy Easter!

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Pâques, entre tradition et mondialisation ?

Pâques, une fête d’origine religieuse

Pâques est une fête religieuse célébrée dans de nombreux pays. Pour la religion juive, elle commémore le passage de la Mer Rouge (Pessa’h) et la libération du peuple juif de l’esclavage qu’il subissait en Egypte. A l’issue de la semaine sainte, les chrétiens fêtent la résurrection de Jésus le dimanche de Pâques.

Si Pâques est à l’origine une célébration religieuse, elle est aujourd’hui une fête quasi-universelle du printemps et du renouveau.

Les symboles traditionnels de Pâques

Les cloches

En France et en Belgique, ce sont les cloches de Pâques qui apportent les œufs aux petits et grands gourmands.

Dans la religion chrétienne, les cloches cessent de sonner du jeudi au samedi de la semaine sainte. La légende dit qu’elles seraient parties à Rome d’où elles reviennent le jour de Pâques, déversant sur leur chemin des œufs de toutes sortes que les enfants s’amusent aujourd’hui à chercher dans les jardins, maisons ou appartements.

Les œufs

La tradition des œufs de Pâques remonte à l’Antiquité. Déjà, les Egyptiens et les Romains offraient des œufs peints au printemps car ils étaient le symbole de la vie et de la renaissance. L’Eglise ayant instauré au IVe siècle l’interdiction de manger des œufs pendant le Carême et les poules continuant à pondre, les œufs pondus étaient alors décorés et offerts. De nos jours, le jeûne n’est plus observé aussi strictement mais la tradition d’offrir des œufs, y compris en chocolat, est restée pour le plaisir des petits et des grands.

Le lapin

Le lapin symbolisait autrefois la fertilité et le renouveau. C’est dans les pays germaniques que nait la tradition du Osterhase, avant d’être exportée aux Etats-Unis (où le lapin porte le nom de Easter Bunny) par des immigrants allemands au 18ème siècle. Les enfants fabriquaient un nid qu’ils mettaient dans le jardin en espérant que le lapin de Pâques le remplirait d’œufs durant la nuit.

Pâques a aussi laissé sa marque dans la vie courante, en donnant notamment son nom à la pâquerette, petite fleur qui fleurit aux alentours de Pâques.

Pâques dans le monde

Pâques est une fête qui, selon les pays, est l’objet de nombreuses manifestations culturelles. Certaines ont des origines païennes, d’autres des racines dans la mythologie, d’autres encore restent très fidèles aux croyances religieuses. Dans le monde entier, cette fête est célébrée de nombreuses façons.

En France, les chrétiens se rendent à l’église pour célébrer la résurrection du Christ. Et pour le repas de Pâques, les familles se réunissent traditionnellement autour d’un agneau rôti. Ensuite c’est au tour des enfants de chercher les œufs semés par les cloches sur leur passage de retour de Rome. En France, il est de plus en plus courant de s’offrir des cadeaux à Pâques.

En Espagne, la fête de Pâques est marquée par de nombreuses processions et autres mises en scènes religieuses. Côté culinaire, la Mona de Pascua (ou Mona), une brioche dorée sur laquelle on trouve souvent des œufs symbolise la fin du carême.

En Angleterre, le nom anglais « Easter » donné à la fête de Pâques tient son origine du nom Eostre, dieu du printemps que les anciens Saxons vénéraient par un festin annuel en son honneur.  A Pâques, ce n’est pas l’agneau mais le jambon qui est servi car le cochon est un symbole de chance pour les Anglais.

Dans le nord de l’Angleterre, le lundi de Pâques est marqué par des courses d’œufs (Easter Egg-Rolling)

Aux Etats-Unis, c’est Easter Bunny (litt. le lapin de Pâques) qui apporte des œufs et autres sucreries aux enfants. Le lundi de Pâques, une grande chasse aux œufs est organisée par le Président dans les jardins de la Maison Blanche (on l’appelle la White House Easter Egg Roll)

En Allemagne, c’est le feu de Pâques qui réunit enfants et parents à la nuit tombée. Ancienne tradition allemande, le feu de Pâques est le symbole du soleil et célèbre le printemps et la fin du mauvais temps.

Le lapin (Osterhase) est celui qui apporte les œufs en chocolat qu’il dépose dans les petits nids préparés par les enfants.

Une autre coutume allemande est celle de l’Osterbaum, l’arbre de Pâques. Tels des fruits symbolisant le retour de la chaleur, des coquilles d’œufs colorées décore cet arbre.

Il existe de nombreuses autres coutumes ! Et au fil des années, les mouvements de population ont transporté ces traditions dans tous les pays du monde, mélangeant ainsi les coutumes locales et celles venant d’autres régions.

Si vous en connaissez d’autres, nous serons très heureuses de découvrir de nouvelles façons de célébrer Pâques.

Pâques arrive à grands pas … alors à vos œufs !

Joyeuses Pâques !

February Interview

This month, we decided to interview a young French-born Chinese: Elisabeth Wu.

Elisabeth is currently studying for her last year of master’s degree at ISIT (she will graduate in 2012) with French, English, Spanish and Chinese as her working languages. She is also doing an apprenticeship at Lafarge as an E-marketing and communications project officer for Ductal®, an ultra-high performance concrete.

Her specialities include web-marketing, social media and search engine optimization. During her studies at ISIT, she went to Asia a few times, notably in Taiwan for a 6-month exchange semester and in Singapore for a one-year internship.

Her detailed profile is available here.

Elisabeth en Malaisie

Elisabeth in Malaysia

First of all, can you tell us what links you to interculturality? Why is it important for you?

Interculturality plays an integral part in my life. My parents are Chinese but I was born and I grew up in France. I have been immersed in interculturality since childhood; one could say I am at the crossroad of the East and the West. Nowadays I also get to experience interculturality everyday in my personal life. Before joining ISIT and travelling to Asia, I was not really aware of the part interculturality played in my life and my interactions with people. Of course interculturality is important. You can understand lots of things about how people think and react by analysing the culture of their country of origin.

Have you ever watched or experienced intercultural conflicts or misunderstanding in your personal or professional life?

I experience it every day in my life, for example in my love life as my boyfriend is German. France and China both have strong implicit cultures, whereas Germany adopts a direct and explicit communication. Sometimes Tim is a bit lost when we chat.

In my familial life, I often  note cultural discrepancies, especially with my mother because she has kept a very Chinese point of view on some subjects. But since I can detect and explain these elements that are characteristic of the Chinese culture, I got used to it.

You have chosen to study Chinese, to transform a particularity into your specialty. Why?

I began to study Chinese in my fourth year of secondary school. My mother forced me to attend classes provided by an association in the third district of Paris. Since I have never had a rebellious nature, I went. At that time, China was beginning to emerge on the international stage. I continued studying Chinese after my A-level, at ISIT that had opened a Chinese department just a year before. Although it was difficult sometimes, I managed to do it. I hope that from now on I will have plenty of opportunities to use my linguistic skills in my professional life.

What are your feelings towards the Chinese language?

Chinese is the language of my ancestors, so I took an interest in it and I began studying it. In addition, the social pressure and my Asian features made it obvious I should learn Chinese.

How do you define yourself? As a French girl from a Chinese background, as a French-Chinese girl, as a French-born Chinese or does it simply not matter to you? Does it matter to people?

I would say I am a chameleon because I can pose as “anything and everything”. First and foremost, I am French, but it does not bother me to be described with those three expressions.

French and Westerners in general do not care about that. When I tell people I am French, they ask me about my origins and start chatting about Chinese topics. With China’s increasing media exposure, people get more and more interested in this country and want to talk about it with me. I keep up with Chinese news in order to develop my point of view and my knowledge of China, and to stand as an “expert” on the matter.

However I often have to give proof of my nationality in Asia. I feel like people do not believe me when I tell them that I am French! In fact, it is important to remember that the words “French” and “Chinese” can have different meanings depending on the cultures: for a Chinese from China, a Chinese expatriate or the descendants of an expatriate remains first and above all a Chinese. Therefore those people will not understand if I present myself as French.

On a funny note, when I travel in Asia, people sometimes start to talk to me in their local dialects extremely quickly; it is quite embarrassing when you have no idea what they are speaking about.

What advice would you give to a French person who would like to learn Chinese or to emigrate in China?

Learning Chinese requires discipline as well as motivation passion and rigour.

If you are going to emigrate and already know a few things about China, forget about them, get rid of your prejudices. Once there, keep your mind open. Also be careful not to idealize China. Just like any other country, it has its good and bad sides.


elisabeth

"Enjoy your trip !"

Interview de février

Ce mois-ci nous avons choisi d’interviewer pour vous une jeune française d’origine chinoise : Elisabeth Wu

Elisabeth est en dernière année de l’ISIT (promotion 2012) avec comme langues de travail le français, l’anglais, l’espagnol et le chinois. Elle effectue actuellement un apprentissage chez Lafarge où elle occupe le poste de chargée de e-marketing et communication pour Ductal®, un béton fibré à ultra-hautes performances.

Ses centres d’intérêts professionnels incluent le web-marketing, les médias sociaux et les techniques de référencement. Au cours de ses études à l’ISIT, elle a effectué des séjours en Asie, notamment un semestre d’études à Taiwan et un stage d’un an à Singapour.

Vous pouvez trouver son profil complet ici.

Elisabeth en MalaisieElisabeth en Malaisie

Pour commencer, peux-tu nous raconter ce qui t’attache à l’interculturalité ? Pourquoi est-ce quelque chose d’important selon toi ?

L’interculturel fait partie intégrante de ma vie. Mes parents sont chinois mais je suis née et j’ai grandi en France. Je baigne dans une double culture, on pourrait dire que je suis au carrefour de l’Orient et de l’Occident. A présent, je vis également dans ma vie personnelle une expérience interculturelle de tous les jours ! Avant d’entrer à l’ISIT et avant mes voyages en Asie, je n’avais pas vraiment conscience du fait interculturel dans ma vie et mes relations. Bien sûr que l’interculturalité est importante, on peut expliquer bien des choses sur la façon dont les gens pensent et agissent en analysant leur culture d’origine.

Est-ce que tu as déjà pu assister à ou expérimenter des conflits interculturels ou des malentendus dus à la culture ? Dans la vie ou au travail ?

Ah mais j’expérimente cela au quotidien, ou presque ! Par exemple dans mon couple, car mon petit ami est allemand. La France et la Chine se caractérisent par des cultures de l’implicite assez fortes, alors que l’Allemagne est définie par un mode de communication direct et explicite. Il arrive que Tim soit un peu perdu quand nous avons des discussions.

Dans ma vie familiale, j’ai fréquemment affaire à des décalages culturels avec ma mère notamment, car elle a conservé une vision bien chinoise sur certains sujets. Mais puisque j’arrive à déceler et expliquer ces éléments qui sont caractéristiques de la culture chinoise, je m’y suis habituée.

Tu as choisi d’étudier le chinois, de faire d’une particularité une spécialité. Qu’est-ce qui t’y a poussé ?

J’ai commencé à apprendre le chinois en classe de 3e, ma mère m’a forcée à prendre des cours de chinois dans une association du 13e arrondissement de Paris. N’étant pas d’un naturel rebelle, j’ai suivi les cours sans broncher. A l’époque, la Chine commençait à se faire entendre sur la scène internationale. J’ai continué le chinois à l’ISIT, qui a ouvert sa section chinois l’année de mon bac, et malgré des hauts et des bas, je m’en suis sortie. J’espère maintenant avoir souvent l’occasion d’utiliser mes compétences linguistiques dans un cadre professionnel.

Quel est ton rapport à la langue chinoise ?

Le chinois est la langue de mes ancêtres, Je m’y suis donc naturellement intéressée et me suis tournée vers son apprentissage. Par ailleurs, la pression sociale ainsi que mon physique asiatique font que l’apprentissage du chinois était une évidence.

Comment te définis-tu ? Comme française d’origine chinoise, franco-chinoise, French-born Chinese (chinoise née en France, selon l’expression internationale) ou est-ce que tu n’y accordes pas d’importance ? Est-ce que les gens y attachent de l’importance ?

Je dirai que je suis un caméléon dans le sens où je peux me faire passer pour « tout et n’importe quoi ». Cela dit, je suis avant tout Française, mais cela ne me dérange pas qu’on m’applique les trois termes susmentionnés.

Les Français ou Occidentaux en général n’accordent pas d’importance à ça. Quand je leur dis que je suis Française, ils me demandent quelles sont mes origines, et entament alors de longues discussions sur les sujets brûlants de l’actualité chinoise. Avec l’exposition médiatique grandissante de la Chine, les gens s’intéressent de plus en plus à ce pays et en discutent avec moi à l’occasion. Je suis régulièrement l’actualité chinoise afin d’étoffer mon discours et mes connaissances et me poser ainsi en tant «qu’experte » sur la Chine.

Par contre, en Asie, je dois souvent justifier ma nationalité. Les gens donnent l’impression de ne pas me croire lorsque je leur dis que je suis Française ! En fait il ne faut pas oublier que « français » ou « chinois » peut avoir un sens différent selon les cultures : pour un chinois de Chine, un chinois expatrié ou un descendant d’expatrié restera un chinois avant tout. Il ne comprendra donc pas que je me présente comme française.

De la même manière, lors de mes voyages en Asie, il est arrivé que des gens se mettent à me parler extrêmement vite dans la langue locale, ce qui est toujours embêtant quand vous n’avez pas la moindre idée de ce qu’ils peuvent dire…

Quels conseils donnerais-tu à un français qui souhaiterait apprendre le chinois ou s’expatrier en Chine ?

L’apprentissage du chinois requiert une certaine discipline, je dirais qu’il faut de la motivation, de la passion et de la rigueur.

Si vous partez en expatriation et que vous connaissez vaguement la Chine, faites le vide dans votre tête et débarrassez-vous de vos préjugés. Allez-y l’esprit ouvert et oubliez tous les clichés existants. D’un autre côté, faites attention à ne pas idéaliser la chine. C’est un pays comme un autre, avec ses bons et ses mauvais côtés.

elisabeth
« Bon voyage ! »

When Santa Claus ventures in Asia

Only a few years ago, Western houses were decked with thousands lights and children put their little shoes underneath the Christmas tree for the long-awaited Santa Claus, while halfway around the world Chinese kids lived an ordinary day. Celebrating Christmas was as foreign to them as the Duanwu Festival or the Lantern Festival to Westerners.

But the galloping globalization has led our good ol’ Santa Claus to the Middle Kingdom. Every year, Chinese people are getting more fascinated by this tradition and by Santa Claus. Coming straight out of Coca-Cola advertisements, the latter got stuck on the windows of shops and restaurants from Kunming to Shanghai, as much as in Xi’An.

"Merry Xmas China" by numb3r

In big cities, where shopping malls are popping up by the dozen, Christmas is an opportunity to indulge oneself and to spend money like in Europe and the United States. And just like French parents dress their children up for Halloween to imitate their neighbours, Chinese parents spoil their kids in order not to disappoint them. In less developed towns, one or two Santa Claus are also put up on the windows of the local restaurant, and the cheap tinsels and Christmas balls appear among dry fishes and second-hand bikes.

Let’s now go to Singapore where the situation is quite different. The city-state is a former British colony and has always welcomed newcomers. Most of the inhabitants used to come from China, India or Malaysia, so there is a great diversity in cultures and religions, which is visible through the various celebrations: Chinese New Year, the Hindus Deepavali, the Muslim Eif ul-Fitr, the Buddhist Vesakha or the Christian Good Friday. December 25th is thus a holiday for all Singaporeans, be they Christian or not, and celebrating Christmas has been an habit for decades.

Christmas illuminations in Singapore, by Jerry Wong.

As soon as November comes, the atmosphere in town becomes very festal. Shop windows are decorated for the occasion, streets are adorned with illuminations or even Christmas trees, and Christmas songs ring out in every shop. Some malls also offer shows with snow guns, others enable kids to meet Santa Claus. Orchard Road, the Singaporean “Champs Elysées”, offers the most impressive show and attracts lots of tourists. Many Christmas-themed special events are organized, such as concerts, parades and shows. Singapore spares no expenses for this celebration.

Christmas decorations in a shopping mall in Singapore, by William Cho

Christmas is usually spent with family, friends or even colleagues. Many companies throw a small party, and employees offer a gift to the person whose name they drew. Western influence, conveyed notably by American films and series which are very popular in Singapore, can be felt on the local way of celebrating Christmas: a sumptuous meal including a turkey (or a durian for the most adventurous peoples), gifts, Christmas trees, illuminations, Santa Claus, etc. In addition, Singapore is generally considered a shopping paradise. Thus, Christmas is also an opportunity for shops to launch sales and to see a turnover soar. The shopping frenzy before Christmas does not spare this part of the world. Christmas is everywhere, which is quite disconcerting when you know it is 32°C outside.

Quand le Père Noël s’aventure en Asie…

Il y a quelques années seulement, alors qu’en Occident les maisons se paraient de mille lumières et que les enfants mettaient leurs souliers au pied du sapin pour le tant attendu Père Noël, à l’autre bout du monde, les petits chinois vivaient un jour comme un autre. La célébration de Noël leur était aussi étrangère que nous est la Fête des Lanternes ou celle des Bateaux-Dragons.

Et pourtant, la mondialisation galopante a amené notre bon vieux Père Noël jusqu’à l’Empire du Milieu… D’année en année, les chinois se fascinent de plus en plus pour cette tradition et pour le Père Noël. Sorti tout droit des publicités Coca Cola, il se retrouve collé sur les vitrines des magasins et des restaurants, de Kunming à Shanghai en passant par Xi’An.

"Merry Xmas China" par numb3r

Dans les grandes villes où le développement fait surgir des galeries commerciales à tour de bras, Noël est comme en Europe ou aux Etats-Unis l’occasion de se faire plaisir et de dépenser. Et à l’instar des parents français qui déguisent leurs enfants pour Halloween pour qu’ils puissent faire « comme les copains », les parents chinois gâtent leur enfant à Noël pour ne pas le décevoir. Dans les villes moins développées, on trouve tout de même un ou deux Pères Noël affichés sur la vitrine du restaurant local, et les guirlandes et les boules peu chères se mêlent aux poissons séchés et aux vélos d’occasion.

Rendons-nous à présent à Singapour où la situation est quelque peu différente. La Cité-État, ancienne colonie britannique, a longtemps été une terre de migration. Ses habitants sont principalement d’origine chinoise, indienne ou malaise. Il en résulte une très grande diversité culturelle et religieuse, qui se reflète dans les fêtes célébrées à Singapour, comme le Nouvel an chinois, le Deepavali des hindous, l’Aïd el-Fitr des musulmans, le Vesak des bouddhistes ou le Vendredi Saint des chrétiens. Le 25 décembre est donc un jour férié pour tous, chrétiens ou non, et la célébration de Noël est entrée dans les moeurs depuis des décennies.

Illuminations de Noël à Singapour, par Jerry Wong.

Dès le mois de novembre, l’atmosphère est très festive en ville. Les vitrines sont décorées pour l’occasion, les rues sont ornées d’illuminations voire de sapins et les chants de Noël retentissent dans chaque boutique. Certains centres commerciaux proposent même des spectacles avec des canons à neige artificielle, tandis que d’autres permettent aux plus jeunes de rencontrer le Père Noël. La grande avenue marchande Orchard Road, équivalent local de nos Champs-Élysées, offre le spectacle le plus impressionnant, et attire chaque année de nombreux touristes. De nombreux événements spéciaux sont organisés autour de Noël, comme des concerts, des défilés ou des spectacles. On ne lésine pas sur les moyens.

Décorations dans un centre commercial de Singapour, par William Cho

Noël se fête en famille, entre amis ou même entre collègues. Beaucoup d’entreprises organisent une petite fête de Noël, où les employés font un cadeau à la personne qu’ils ont tirée au sort. L’influence occidentale, véhiculée entre autres par les séries et les films américains, très populaires, a marqué la façon de fêter Noël : repas opulents avec de la dinde (ou du durian pour les plus aventureux), cadeaux, sapin de Noël, décorations, Père Noël, etc. Par ailleurs, Singapour est considérée par beaucoup comme étant le paradis du shopping. Ainsi, cette période de l’année est aussi l’occasion pour les magasins de proposer des soldes et de faire un gros chiffre d’affaires. La frénésie acheteuse précédant Noël n’épargne donc pas cette partie du globe. Noël est partout, ce qui est assez déconcertant lorsque l’on sait qu’il fait 32°C à l’extérieur…