Contar con los dedos en chino

El idioma chino está  lleno de sutileza. Existen centenas de dialectos en todo el país, y los que viven en una región consideran a menudo que sus vecinos hablan una lengua extranjera.

Es una dificultad mas para el laowai (extranjero), convencido de que el mandarín va a ayudarle a ser entendido siempre. Aunque es la lengua oficial, ya no se habla por todas partes. Hay que comunicar de otra manera.

Pese a estas diferencias lingüísticas, los chinos tienen un referencial común para hacer entender las cifras. Son gestos de una mano que hacen referencia a los caracteres de escritura correspondiente, con fin de evitar toda confusión entre sonidos parecidos (por ejemplo entre el 4 que se dice “si” y el 10 que se dice “shi”). Por eso, se utiliza aun entre chinos que tienen la misma lengua materna.

Si las cifras de 1 a 5 son expresados de la misma manera que en Europa, no es el caso por las cifras de 6 a 10. ¡Inténtelo! Se aprende muy rápido. Sea para comprar verduras o un billete de tren, usted sabrá como hacerse entender.

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Compter avec une main en chinois

La langue chinoise est pleine de subtilités. D’un bout à l’autre du pays, il existe des centaines de dialectes et les habitants d’une région considèrent souvent que leurs voisins parlent une langue étrangère.

Cela constitue une difficulté supplémentaire pour le laowai (litt. « étranger ») qui croit passer partout avec le mandarin. Si cette langue est officielle, elle n’est pas encore parlée par tous, et il faut parfois savoir se faire comprendre autrement.

Malgré ces différences linguistiques, les chinois ont un référentiel commun pour communiquer des chiffres. Il s’agit de gestes exécutés avec une seule main, qui font référence aux caractères correspondants. Cette méthode vise aussi à éviter toute confusion entre sons proches (par exemple entre 4 qui se dit « si » et 10 qui se sit « shi »). C’est pourquoi il est utilisé même entre chinois ayant une langue maternelle commune.

 

Si les chiffres de 1 à 5 sont exprimés de la même manière qu’en Europe, ce n’est pas le cas des chiffres de 6 à 10. Essayez, ça s’apprend très vite ! Et que ce soit pour acheter vos légumes ou votre ticket de métro, vous saurez vous faire comprendre…

¿Cómo reconocer las escrituras coreanas, japonesas y chinas?

Muchos hispanohablantes parecen estar hecho un lio cuando se trata de diferenciar las caligrafías chinas, japonesas y coreanas. ¡Pero es muy simple! Sin perderse en consideraciones técnicas, existen algunas astucias.

Ante todo, es cuestión de dirección de escritura.

Tradicionalmente, los idiomas coreanos, chinos y japoneses se solían leer de arriba abajo y de la derecha a la izquierda (ver figura 1). Ya no es el caso hoy. Las escrituras coreanas y chinas modernas han adoptado la dirección de lectura occidental para la mayoría de los soportes, es decir de la izquierda a la derecha y de arriba abajo (ver figura 2). Por otra parte, la lengua japonesa moderna se lee ahora de la derecha a la izquierda y de arriba abajo (ver figura 3).

Es suficiente buscar los signos de puntuación y deducir el sentido de lectura de sus posicionamientos.

Luego viene el aspecto de los caracteres.

Vamos a tomar una frase simple: « Me gusta la vainilla ».

En coreano, eso se traduce por “난 바닐라 좋아”. Los caracteres tienen pocos trazos, y se componen por mayoría de cuadros, círculos, “L” y de líneas que se superponen de varias maneras, lo que da una impresión muy “redonda”. Hay una excepción en la frase: el quinto carácter parece más complejo, ¿y por qué? Porque proviene del chino, como una gran parte del léxico común coreano.

En japonés, la misma frase se escribe  “私はバニラのよう”. Aquí, los caracteres se componen en mayoría de uno o dos trazos, con un aspecto muy fluido. Otra vez, hay una excepción: el primero carácter. ¿Por qué? Porque de la misma manera que en coreano, muchas palabras japonesas desvían del chino. Son llamados kanjis, para diferenciarlos de los kanas, estos caracteres que hemos descritos.

Para concluir, en chino la frase se escribe asi: “我喜欢香草”. Se ve que los sinogramas sont visiblemente mas complejos y tienen una forma muy cuadrada. Los sinogramas representen ideas (y por eso se suelen llamar ideogramas), contrariamente a los caracteres coreanos y japoneses que en general transcriben sonidos (se llaman fonogramas).

¡Ahí esta! Sin hablar ni una palabra de estos tres idiomas, ¡ahora saben cómo diferenciarlos!

Comment reconnaître les écritures coréenne, japonaise et chinoise ?

Beaucoup de francophones semblent un peu perdus dès qu’il s’agit de distinguer les calligraphies chinoise, japonaise et coréenne. C’est pourtant très simple !  Sans entrer dans des considérations techniques, il existe quelques « trucs ».

Tout d’abord, c’est une question de sens d’écriture.  

Si traditionnellement, le coréen, le chinois et le japonais se lisaient de droite à gauche et de haut en bas (cf Figure 1), il n’en est plus de même aujourd’hui.  Les écritures coréenne et chinoise modernes ont adopté le sens de lecture occidental sur la plupart des supports, c’est-à-dire de gauche à droite et de haut en bas (cf Figure 2), tandis que le japonais moderne se lit désormais de droite à gauche et de haut en bas (Figure 3).


Il suffit alors simplement de repérer les signes de ponctuation et de déduire le sens de lecture de leur positionnement.

Il y a ensuite l’aspect des caractères.

Prenons une phrase basique : « J’aime la vanille ».

En coréen, cela se traduit par « 난 바닐라 좋아 ». Les caractères ont relativement peu de traits,  et se composent majoritairement de carrés, de ronds, de « L » et de lignes qui se superposent de diverses manières, donnant à l’ensemble un aspect très « rond ». Une exception ici : le 5e caractère, qui présente un aspect plus complexe. La raison ? C’est qu’une grande partie du lexique hors du langage courant est d’origine chinoise.

En japonais, cette même phrase s’écrit « 私はバニラのよう ». Ici les caractères sont composés majoritairement d’un à deux traits, avec un aspect très fluide. De nouveau, une exception : le 1er caractère. La raison ? De même que pour l’exemple précédent, de nombreux vocables sont issus ou dérivés de la langue chinoise. Ils sont alors appelés kanjis, par opposition aux kanas, les autres caractères mentionnés ci-dessus.

En chinois enfin, la phrase donne « 我喜欢香草 ». Les sinogrammes sont visiblement plus complexes et ont un aspect très carré. Les sinogrammes représentent des idées  (on les appelle donc des idéogrammes), contrairement aux caractères japonais et coréens qui transcrivent principalement des sons (appelés phonogrammes) (excepté les vocables empruntés à la langue chinoise, évidemment).

Et voilà ! Sans parler un seul mot de ces trois langues, vous avez désormais toutes les clefs pour distinguer le coréen du japonais et du chinois !