Pâques, entre tradition et mondialisation ?

Pâques, une fête d’origine religieuse

Pâques est une fête religieuse célébrée dans de nombreux pays. Pour la religion juive, elle commémore le passage de la Mer Rouge (Pessa’h) et la libération du peuple juif de l’esclavage qu’il subissait en Egypte. A l’issue de la semaine sainte, les chrétiens fêtent la résurrection de Jésus le dimanche de Pâques.

Si Pâques est à l’origine une célébration religieuse, elle est aujourd’hui une fête quasi-universelle du printemps et du renouveau.

Les symboles traditionnels de Pâques

Les cloches

En France et en Belgique, ce sont les cloches de Pâques qui apportent les œufs aux petits et grands gourmands.

Dans la religion chrétienne, les cloches cessent de sonner du jeudi au samedi de la semaine sainte. La légende dit qu’elles seraient parties à Rome d’où elles reviennent le jour de Pâques, déversant sur leur chemin des œufs de toutes sortes que les enfants s’amusent aujourd’hui à chercher dans les jardins, maisons ou appartements.

Les œufs

La tradition des œufs de Pâques remonte à l’Antiquité. Déjà, les Egyptiens et les Romains offraient des œufs peints au printemps car ils étaient le symbole de la vie et de la renaissance. L’Eglise ayant instauré au IVe siècle l’interdiction de manger des œufs pendant le Carême et les poules continuant à pondre, les œufs pondus étaient alors décorés et offerts. De nos jours, le jeûne n’est plus observé aussi strictement mais la tradition d’offrir des œufs, y compris en chocolat, est restée pour le plaisir des petits et des grands.

Le lapin

Le lapin symbolisait autrefois la fertilité et le renouveau. C’est dans les pays germaniques que nait la tradition du Osterhase, avant d’être exportée aux Etats-Unis (où le lapin porte le nom de Easter Bunny) par des immigrants allemands au 18ème siècle. Les enfants fabriquaient un nid qu’ils mettaient dans le jardin en espérant que le lapin de Pâques le remplirait d’œufs durant la nuit.

Pâques a aussi laissé sa marque dans la vie courante, en donnant notamment son nom à la pâquerette, petite fleur qui fleurit aux alentours de Pâques.

Pâques dans le monde

Pâques est une fête qui, selon les pays, est l’objet de nombreuses manifestations culturelles. Certaines ont des origines païennes, d’autres des racines dans la mythologie, d’autres encore restent très fidèles aux croyances religieuses. Dans le monde entier, cette fête est célébrée de nombreuses façons.

En France, les chrétiens se rendent à l’église pour célébrer la résurrection du Christ. Et pour le repas de Pâques, les familles se réunissent traditionnellement autour d’un agneau rôti. Ensuite c’est au tour des enfants de chercher les œufs semés par les cloches sur leur passage de retour de Rome. En France, il est de plus en plus courant de s’offrir des cadeaux à Pâques.

En Espagne, la fête de Pâques est marquée par de nombreuses processions et autres mises en scènes religieuses. Côté culinaire, la Mona de Pascua (ou Mona), une brioche dorée sur laquelle on trouve souvent des œufs symbolise la fin du carême.

En Angleterre, le nom anglais « Easter » donné à la fête de Pâques tient son origine du nom Eostre, dieu du printemps que les anciens Saxons vénéraient par un festin annuel en son honneur.  A Pâques, ce n’est pas l’agneau mais le jambon qui est servi car le cochon est un symbole de chance pour les Anglais.

Dans le nord de l’Angleterre, le lundi de Pâques est marqué par des courses d’œufs (Easter Egg-Rolling)

Aux Etats-Unis, c’est Easter Bunny (litt. le lapin de Pâques) qui apporte des œufs et autres sucreries aux enfants. Le lundi de Pâques, une grande chasse aux œufs est organisée par le Président dans les jardins de la Maison Blanche (on l’appelle la White House Easter Egg Roll)

En Allemagne, c’est le feu de Pâques qui réunit enfants et parents à la nuit tombée. Ancienne tradition allemande, le feu de Pâques est le symbole du soleil et célèbre le printemps et la fin du mauvais temps.

Le lapin (Osterhase) est celui qui apporte les œufs en chocolat qu’il dépose dans les petits nids préparés par les enfants.

Une autre coutume allemande est celle de l’Osterbaum, l’arbre de Pâques. Tels des fruits symbolisant le retour de la chaleur, des coquilles d’œufs colorées décore cet arbre.

Il existe de nombreuses autres coutumes ! Et au fil des années, les mouvements de population ont transporté ces traditions dans tous les pays du monde, mélangeant ainsi les coutumes locales et celles venant d’autres régions.

Si vous en connaissez d’autres, nous serons très heureuses de découvrir de nouvelles façons de célébrer Pâques.

Pâques arrive à grands pas … alors à vos œufs !

Joyeuses Pâques !

7 Things you need to know before learning Chinese

Mandarin Chinese is known to be extremely complicated. As we have learned Chinese in France and China (even if we’re not perfect at it), we would like to give a few insights on the subject for passionate people who want to learn this “language of tomorrow”.

1.       A significant personal investment

La gare de Kunming, 2008

Motivation is your moto!

We’re not going to try to hide the truth: learning Chinese isn’t easy. It requires time, motivation and most of all, perseverance. As westerners, we don’t have any point of entry into the Chinese language, contrary to what happens with Latin or Germanic languages. When starting to learn, we are faced with a completely unknown system of sounds, grammatical structures and signs…

People often say that it takes ten years to learn Chinese. You have to be prepared and not give up! Da Shan, a Canadian expat famous for his impressive mastery of the language, claims that after living in China for 27 years he’s still learning!

2.       Tones, or how to get used to them

Mandarin Chinese is a monosyllabic language. Pinyin, a phonetic system inspired by the Greek alphabet, helps learners to know how to pronounce a character without having to guess. The language has 4 tones, and it is necessary to know them in order to be understood. They are easy to get at the beginning, but to pronounce a whole sentence with the right tones is another matter entirely! A wrong tone can change the meaning of a word entirely, and surprise the person you’re talking to.

3.       Learning Chinese in Europe then going to Beijing and… Nobody understands you!

To learn Chinese in Europe is a great way to start, but be careful not to think yourself fluent before coming to China. You might be greatly disappointed. It is the same for all languages: your teacher understands your accent, and knows what you are trying to say. That will not be the case at the ticket office of the Beijing railway station! You will repeat your sentences ten times, using every possible tone. You will mimic as much as you can. You will pray for an interpreter to cross your path. It’s okay… Just be prepared!

4.       Chinese characters: they’re not so hard to get!

People often say to us « But do you also know how to read and write? ». Reading and writing Chinese characters is truly doable. It is a mental exercise you have to get used to. The writing follows a pre-established order, and you have to respect that. It is the same thing in English: you don’t put the point on top of an « i » before you’ve written the letter.

You have to train by writing lines of characters. Beware of the computer trap, or you might find yourself unable to write a simple « thank you » note. A modern Mandarin dictionary contains about 50.000 characters, but by learning only the 2.000 to 3.000 thousands most commonly used characters, you should be able to read the newspaper.

5.       Computer: the new generation’s Holy Grail

Older generations of learners were true heroes! They had to look up words in dictionaries, which made the search very slow, even for the best of them. Dictionaries can still be of use, of course, but nowadays computers gave birth to plug-ins that can show you the way a character is pronounced when you hover over it. There are also a lot of online dictionaries, most of them in English. Also, Youku, the Chinese Youtube, Baidu, the Chinese Google and 人人 « renren« , the equivalent of Facebook in China, can be funny ways to practise.

Looking for the lost character

6.       Practice with Chinese friends!

Like we said previously, Mandarin is a language that is not commonly found in our Western society, so you have to find a way to practise regularly with Chinese friends. By doing this, you will learn a lot more than you can imagine: about culture, history, the ways of life of our respective countries. Mandarin, as it is spoken every day, isn’t found in books! Moreover, it will give you a taste of what you will face once there.

 7.       Speaking Chinese: a true pleasure

"Good luck!"

To conclude, we want to say again that we are very glad to have chosen to learn Mandarin. This language is the symbol of an age-old civilisation that can teach us a lot. Chinese people are always grateful to meet « laowai » 老外  (foreigners) who speak Mandarin and can chat with them around a cup of tea.

Be it in France for its usefulness in the workplace, or in China to discover a wonderfully rich culture, we encourage you to get started!

7 choses à savoir avant d’apprendre le chinois

Le chinois mandarin est connu pour sa complexité, en témoigne l’expression « c’est du chinois ! ». Nous qui avons appris cette langue en France et en Chine, nous ne nous targuons pas d’un niveau exceptionnel mais proposons quelques conseils aux passionnés qui souhaitent s’attaquer à cette langue de demain.

1. Un investissement personnel considérable

La gare de Kunming, 2008

La motivation sera votre mot d'ordre !

Nous n’allons pas vous le cacher, apprendre le chinois n’est pas facile. Cela demande du temps, de la motivation, et surtout, de la persévérance. N’ayant aucun point d’entrée dans la langue, contrairement aux langues romanes ou germaniques, l’apprenti se retrouve face à un système complètement inconnu de sons, de structures grammaticales et de signes…

On dit souvent qu’il faut 10 ans pour apprendre le chinois. Il faut y être préparé et ne pas baisser les bras ! Da Shan (大山), canadien expatrié célèbre pour son impressionnante maîtrise de la langue, affirme qu’après 27 ans en Chine il continue d’apprendre…

2. Les tons, ou comment se faire l’oreille

Le mandarin est une langue monosyllabique. Un système phonétique inspiré de l’alphabet grec, le pinyin, permet aux apprentis de connaître la prononciation d’un caractère sans avoir à le deviner. La langue comporte 4 tons qu’il est nécessaire de maîtriser pour se faire comprendre. Il est plutôt simple de les intégrer au départ, mais prononcer une phrase entière avec les bons tons est une autre affaire ! Un mauvais ton peut donner un tout autre sens à un mot et surprendre votre interlocuteur.

3. Apprendre le chinois en France, arriver à Pékin sans que personne ne nous comprenne…

Apprendre le chinois en France, c’est une excellente manière de commencer. Mais attention à ne pas se croire bilingue avant d’arriver en Chine. Vous risquez de tomber de haut. Ce qui est vrai pour toutes les langues l’est plus particulièrement pour le chinois : votre professeur comprend votre accent, et sait deviner ce que vous voulez dire. Ce ne sera pas le cas du vendeur au guichet de la gare de Pékin. Vous répéterez 10 fois votre phrase en essayant tous les tons possibles. Vous mimerez tout ce que vous pourrez. Vous prierez pour qu’un interprète passe par là. Ce n’est pas grave… Mais soyez-y préparé !

4. Les caractères chinois, une difficulté pas insurmontable !

On nous demande souvent « mais vous savez aussi lire et écrire ? ». La lecture et l’écriture des caractères est tout à fait abordable. C’est une gymnastique de l’esprit qu’il faut acquérir. L’écriture suit un ordre pré-établi qu’il faut respecter. C’est la même chose en français : on ne met pas un accent sur le « e » avant d’avoir écrit la lettre… Il faut s’entraîner en faisant des lignes de caractères. Attention à ne pas tomber dans le piège d’écrire tout par ordinateur, au risque de se trouver incapable d’écrire une simple lettre manuscrite ! Si le dictionnaire du chinois moderne comporte environ 50 000 caractères, l’apprentissage des 2 à 3 000 caractères les plus courants vous permettront de lire le journal sans trop de difficultés.

5. Les outils informatiques : un salut pour la nouvelle génération

Les aventuriers du caractère perdu

Les générations précédentes d’apprentis étaient de véritables héros qui devaient chercher les mots dans les dictionnaires qui rendaient la recherche très lente, même pour les plus habiles…

Si les dictionnaires peuvent toujours s’avérer utiles, la magie de l’Internet a permis l’apparition de plug-ins qui affichent la prononciation d’un caractère et son sens à l’aide du curseur.

Il existe également de nombreux dictionnaires en lignes de toutes sortes, mais il faut noter qu’il y en a pour l’instant beaucoup plus vers l’anglais. Youku, « le Youtube chinois », Baidu, « le Google chinois » ou encore l’équivalent de Facebook  人人 « renren » sont autant de manières ludiques de vous exercer.

6. Le pratiquer avec des camarades chinois 

Comme nous l’avons déjà mentionné, le chinois est une langue peu présente dans notre entourage francophone, il faut donc trouver le moyen de le pratiquer régulièrement avec des amis chinois. Ces échanges vous permettront d’en apprendre beaucoup plus que vous ne le soupçonnez : sur la culture, l’histoire, les us et coutumes de nos pays respectifs… le chinois que l’on parle tous les jours ne se trouve pas dans les bouquins ! De plus, cette expérience vous donnera une idée de ce à quoi vous serez confronté une fois sur place.

7. Parler chinois, un réel plaisir

"Bon courage !"

Pour conclure, nous devons rappeler combien nous sommes ravies d’avoir choisi d’apprendre le chinois. Cette langue est le reflet d’une civilisation millénaire qui a beaucoup à nous apprendre. Le peuple chinois est toujours reconnaissant de rencontrer des Laowai 老外 (litt. « étranger ») qui parlent mandarin et qui peuvent échanger avec eux autour d’un thé…

Que ce soit en France pour son utilité dans le monde du travail, ou en Chine pour aller à la découverte d’une culture infiniment riche, nous vous conseillons vivement de vous lancer !

二月面试

今月我们访问叫胡婷婷(法文名字 Elisabeth Wu)的一名年轻法籍华人。

胡婷婷在读巴黎高级翻译学院最后一年(2012年毕业)。她所学的外语有法语、英语、西班牙语、汉语。她今年选择了可以一半上课一半工作的课程,就是一个礼拜在ISIT学院继续学习、另一个礼拜在立法基公司(Lafarge)负责Ductal®商品的电子营销和沟通工作。Ductal®商品是一种高品质纤维增强混凝土。她最感兴趣的工作的是电子营销、社会媒体、网站定位的技术等等。她在ISIT学院学5年的时间中去了亚洲几次。她在台湾学了一个学期,然后在新加坡做了一年的实习。

首先,请你给我们解释你对跨文化为什么有兴趣?为什么对你来跨文化很有意思?

跨文化交际是我生活不可或缺的一个部分。虽然我在法国出生和长大,但是我的父母都是华人。我每天生活在两种文化之中,也就可以说我站在东方和西方的十字路口。并且我目前也正在经历一段跨文化的感情。我进入ISIT学院以前以及去亚洲旅游以前,我还没有感觉到跨文化交际对我,对我和身边人的关系的影响。跨文化非常重要,只要仔细观察人民自身的文化,就可能解释到他们为何有那样行为和看法。

胡婷婷在马拉西亚

胡婷婷在马拉西亚

你是不是已经经历过,或者见到过文化冲突或者因为因文化而起的误会?在私人情况下或者在工作的情况下?

阿,这样的情况我每天都在经历!例如,我的男朋友Tim是德国人。我看到有时候Tim感觉不那么了解情况。这是因为在法国和中国不用每次大声说出事情,有一些事儿是含蓄的。在德国人们却习惯把每一句话解释到来避免误会。

在家里,我常常跟我的母亲有文化的误会。 这是因为她关于一些问题保留着作为一个中国人的看法。可是因为我能辨识和了解这种中国文化的特性,我习惯了。

你选择了学习中文;你选择专业时结合了自身的特点。为什么呢?

我在中学的第四年开始学习中文。我妈妈逼着我在一个巴黎的第十三区的协会学习。因为我从来不是一个逆反的孩子,所以我服从了。

中国开始得到世界的承认。我通过中学毕业会考的那年,ISIT开办了一个中文系, 这样我在ISIT继续学习中文。学习之路并不平坦, 可是我成功了。我希望我往后常常有机会在工作上用我语言的技能。

你对中文的看法是什么?

中文是我祖先的语言, 所以我当然觉得很有趣,而且我很早开始学这种语言。再说,因为我的父母是中国移民,社会压力很大,我就必须学中文。

你怎样看待自己这个来自中国的法国人,French-born chinese(英语的言辞),还是你觉得这个不重要?别人重不重视这个?

我觉得自己是条“变色龙”,我什么都能当。我把自己当成法国人,但是我不介意别人看我当个中国人。

法国人和欧洲人一般不重视这个。我跟他们说我是法国人的话,他们会问我原来来自什么国家,然后就开始谈中国的热点。随着媒体对中国的报道越来越多,大家对这个国家越来越感兴趣,而有时候喜欢跟我谈谈这个方面。我经常看中国新闻,增长我这方面的知识,也可以作为一个 »中国问题的专家”。

不过,我在亚洲的时候,我经常必须给别人解释我来自什么国家。要是我说我是法国人,他们好像不相信!不要忘记:“法国人”或者“中国人”在不同文化有不同的意思。对一个中国人来说,中国移民及移民的孩子一直会是中国人。因此,我介绍自己说我是法国人的话,他不会理解。

再说,我到亚洲旅游的时候,一些人跟我用方言沟通,而且说得很快。这样我就听不懂,这种情况总是很尴尬。。。

Elisabeth

“祝你一帆风顺!”

你对想去中国学习或者去中国工作的法国人有什么建议?

学中文必须很认真和积极。要是你去中国工作,而且也不太了解中国的生活方式,别想的太多。保持开放的心态。也别把中国想的太好。中国像任何国家一样:有优点,也有缺点。

February Interview

This month, we decided to interview a young French-born Chinese: Elisabeth Wu.

Elisabeth is currently studying for her last year of master’s degree at ISIT (she will graduate in 2012) with French, English, Spanish and Chinese as her working languages. She is also doing an apprenticeship at Lafarge as an E-marketing and communications project officer for Ductal®, an ultra-high performance concrete.

Her specialities include web-marketing, social media and search engine optimization. During her studies at ISIT, she went to Asia a few times, notably in Taiwan for a 6-month exchange semester and in Singapore for a one-year internship.

Her detailed profile is available here.

Elisabeth en Malaisie

Elisabeth in Malaysia

First of all, can you tell us what links you to interculturality? Why is it important for you?

Interculturality plays an integral part in my life. My parents are Chinese but I was born and I grew up in France. I have been immersed in interculturality since childhood; one could say I am at the crossroad of the East and the West. Nowadays I also get to experience interculturality everyday in my personal life. Before joining ISIT and travelling to Asia, I was not really aware of the part interculturality played in my life and my interactions with people. Of course interculturality is important. You can understand lots of things about how people think and react by analysing the culture of their country of origin.

Have you ever watched or experienced intercultural conflicts or misunderstanding in your personal or professional life?

I experience it every day in my life, for example in my love life as my boyfriend is German. France and China both have strong implicit cultures, whereas Germany adopts a direct and explicit communication. Sometimes Tim is a bit lost when we chat.

In my familial life, I often  note cultural discrepancies, especially with my mother because she has kept a very Chinese point of view on some subjects. But since I can detect and explain these elements that are characteristic of the Chinese culture, I got used to it.

You have chosen to study Chinese, to transform a particularity into your specialty. Why?

I began to study Chinese in my fourth year of secondary school. My mother forced me to attend classes provided by an association in the third district of Paris. Since I have never had a rebellious nature, I went. At that time, China was beginning to emerge on the international stage. I continued studying Chinese after my A-level, at ISIT that had opened a Chinese department just a year before. Although it was difficult sometimes, I managed to do it. I hope that from now on I will have plenty of opportunities to use my linguistic skills in my professional life.

What are your feelings towards the Chinese language?

Chinese is the language of my ancestors, so I took an interest in it and I began studying it. In addition, the social pressure and my Asian features made it obvious I should learn Chinese.

How do you define yourself? As a French girl from a Chinese background, as a French-Chinese girl, as a French-born Chinese or does it simply not matter to you? Does it matter to people?

I would say I am a chameleon because I can pose as “anything and everything”. First and foremost, I am French, but it does not bother me to be described with those three expressions.

French and Westerners in general do not care about that. When I tell people I am French, they ask me about my origins and start chatting about Chinese topics. With China’s increasing media exposure, people get more and more interested in this country and want to talk about it with me. I keep up with Chinese news in order to develop my point of view and my knowledge of China, and to stand as an “expert” on the matter.

However I often have to give proof of my nationality in Asia. I feel like people do not believe me when I tell them that I am French! In fact, it is important to remember that the words “French” and “Chinese” can have different meanings depending on the cultures: for a Chinese from China, a Chinese expatriate or the descendants of an expatriate remains first and above all a Chinese. Therefore those people will not understand if I present myself as French.

On a funny note, when I travel in Asia, people sometimes start to talk to me in their local dialects extremely quickly; it is quite embarrassing when you have no idea what they are speaking about.

What advice would you give to a French person who would like to learn Chinese or to emigrate in China?

Learning Chinese requires discipline as well as motivation passion and rigour.

If you are going to emigrate and already know a few things about China, forget about them, get rid of your prejudices. Once there, keep your mind open. Also be careful not to idealize China. Just like any other country, it has its good and bad sides.


elisabeth

"Enjoy your trip !"

¿Cómo reconocer las escrituras coreanas, japonesas y chinas?

Muchos hispanohablantes parecen estar hecho un lio cuando se trata de diferenciar las caligrafías chinas, japonesas y coreanas. ¡Pero es muy simple! Sin perderse en consideraciones técnicas, existen algunas astucias.

Ante todo, es cuestión de dirección de escritura.

Tradicionalmente, los idiomas coreanos, chinos y japoneses se solían leer de arriba abajo y de la derecha a la izquierda (ver figura 1). Ya no es el caso hoy. Las escrituras coreanas y chinas modernas han adoptado la dirección de lectura occidental para la mayoría de los soportes, es decir de la izquierda a la derecha y de arriba abajo (ver figura 2). Por otra parte, la lengua japonesa moderna se lee ahora de la derecha a la izquierda y de arriba abajo (ver figura 3).

Es suficiente buscar los signos de puntuación y deducir el sentido de lectura de sus posicionamientos.

Luego viene el aspecto de los caracteres.

Vamos a tomar una frase simple: « Me gusta la vainilla ».

En coreano, eso se traduce por “난 바닐라 좋아”. Los caracteres tienen pocos trazos, y se componen por mayoría de cuadros, círculos, “L” y de líneas que se superponen de varias maneras, lo que da una impresión muy “redonda”. Hay una excepción en la frase: el quinto carácter parece más complejo, ¿y por qué? Porque proviene del chino, como una gran parte del léxico común coreano.

En japonés, la misma frase se escribe  “私はバニラのよう”. Aquí, los caracteres se componen en mayoría de uno o dos trazos, con un aspecto muy fluido. Otra vez, hay una excepción: el primero carácter. ¿Por qué? Porque de la misma manera que en coreano, muchas palabras japonesas desvían del chino. Son llamados kanjis, para diferenciarlos de los kanas, estos caracteres que hemos descritos.

Para concluir, en chino la frase se escribe asi: “我喜欢香草”. Se ve que los sinogramas sont visiblemente mas complejos y tienen una forma muy cuadrada. Los sinogramas representen ideas (y por eso se suelen llamar ideogramas), contrariamente a los caracteres coreanos y japoneses que en general transcriben sonidos (se llaman fonogramas).

¡Ahí esta! Sin hablar ni una palabra de estos tres idiomas, ¡ahora saben cómo diferenciarlos!

Interview de février

Ce mois-ci nous avons choisi d’interviewer pour vous une jeune française d’origine chinoise : Elisabeth Wu

Elisabeth est en dernière année de l’ISIT (promotion 2012) avec comme langues de travail le français, l’anglais, l’espagnol et le chinois. Elle effectue actuellement un apprentissage chez Lafarge où elle occupe le poste de chargée de e-marketing et communication pour Ductal®, un béton fibré à ultra-hautes performances.

Ses centres d’intérêts professionnels incluent le web-marketing, les médias sociaux et les techniques de référencement. Au cours de ses études à l’ISIT, elle a effectué des séjours en Asie, notamment un semestre d’études à Taiwan et un stage d’un an à Singapour.

Vous pouvez trouver son profil complet ici.

Elisabeth en MalaisieElisabeth en Malaisie

Pour commencer, peux-tu nous raconter ce qui t’attache à l’interculturalité ? Pourquoi est-ce quelque chose d’important selon toi ?

L’interculturel fait partie intégrante de ma vie. Mes parents sont chinois mais je suis née et j’ai grandi en France. Je baigne dans une double culture, on pourrait dire que je suis au carrefour de l’Orient et de l’Occident. A présent, je vis également dans ma vie personnelle une expérience interculturelle de tous les jours ! Avant d’entrer à l’ISIT et avant mes voyages en Asie, je n’avais pas vraiment conscience du fait interculturel dans ma vie et mes relations. Bien sûr que l’interculturalité est importante, on peut expliquer bien des choses sur la façon dont les gens pensent et agissent en analysant leur culture d’origine.

Est-ce que tu as déjà pu assister à ou expérimenter des conflits interculturels ou des malentendus dus à la culture ? Dans la vie ou au travail ?

Ah mais j’expérimente cela au quotidien, ou presque ! Par exemple dans mon couple, car mon petit ami est allemand. La France et la Chine se caractérisent par des cultures de l’implicite assez fortes, alors que l’Allemagne est définie par un mode de communication direct et explicite. Il arrive que Tim soit un peu perdu quand nous avons des discussions.

Dans ma vie familiale, j’ai fréquemment affaire à des décalages culturels avec ma mère notamment, car elle a conservé une vision bien chinoise sur certains sujets. Mais puisque j’arrive à déceler et expliquer ces éléments qui sont caractéristiques de la culture chinoise, je m’y suis habituée.

Tu as choisi d’étudier le chinois, de faire d’une particularité une spécialité. Qu’est-ce qui t’y a poussé ?

J’ai commencé à apprendre le chinois en classe de 3e, ma mère m’a forcée à prendre des cours de chinois dans une association du 13e arrondissement de Paris. N’étant pas d’un naturel rebelle, j’ai suivi les cours sans broncher. A l’époque, la Chine commençait à se faire entendre sur la scène internationale. J’ai continué le chinois à l’ISIT, qui a ouvert sa section chinois l’année de mon bac, et malgré des hauts et des bas, je m’en suis sortie. J’espère maintenant avoir souvent l’occasion d’utiliser mes compétences linguistiques dans un cadre professionnel.

Quel est ton rapport à la langue chinoise ?

Le chinois est la langue de mes ancêtres, Je m’y suis donc naturellement intéressée et me suis tournée vers son apprentissage. Par ailleurs, la pression sociale ainsi que mon physique asiatique font que l’apprentissage du chinois était une évidence.

Comment te définis-tu ? Comme française d’origine chinoise, franco-chinoise, French-born Chinese (chinoise née en France, selon l’expression internationale) ou est-ce que tu n’y accordes pas d’importance ? Est-ce que les gens y attachent de l’importance ?

Je dirai que je suis un caméléon dans le sens où je peux me faire passer pour « tout et n’importe quoi ». Cela dit, je suis avant tout Française, mais cela ne me dérange pas qu’on m’applique les trois termes susmentionnés.

Les Français ou Occidentaux en général n’accordent pas d’importance à ça. Quand je leur dis que je suis Française, ils me demandent quelles sont mes origines, et entament alors de longues discussions sur les sujets brûlants de l’actualité chinoise. Avec l’exposition médiatique grandissante de la Chine, les gens s’intéressent de plus en plus à ce pays et en discutent avec moi à l’occasion. Je suis régulièrement l’actualité chinoise afin d’étoffer mon discours et mes connaissances et me poser ainsi en tant «qu’experte » sur la Chine.

Par contre, en Asie, je dois souvent justifier ma nationalité. Les gens donnent l’impression de ne pas me croire lorsque je leur dis que je suis Française ! En fait il ne faut pas oublier que « français » ou « chinois » peut avoir un sens différent selon les cultures : pour un chinois de Chine, un chinois expatrié ou un descendant d’expatrié restera un chinois avant tout. Il ne comprendra donc pas que je me présente comme française.

De la même manière, lors de mes voyages en Asie, il est arrivé que des gens se mettent à me parler extrêmement vite dans la langue locale, ce qui est toujours embêtant quand vous n’avez pas la moindre idée de ce qu’ils peuvent dire…

Quels conseils donnerais-tu à un français qui souhaiterait apprendre le chinois ou s’expatrier en Chine ?

L’apprentissage du chinois requiert une certaine discipline, je dirais qu’il faut de la motivation, de la passion et de la rigueur.

Si vous partez en expatriation et que vous connaissez vaguement la Chine, faites le vide dans votre tête et débarrassez-vous de vos préjugés. Allez-y l’esprit ouvert et oubliez tous les clichés existants. D’un autre côté, faites attention à ne pas idéaliser la chine. C’est un pays comme un autre, avec ses bons et ses mauvais côtés.

elisabeth
« Bon voyage ! »